Ceci est un exemple d'itinéraire
Jour 1
Un circuit de 3 jours, à bord d’authentiques canoës canadiens très stables et très maniables, vous est proposé dans le Marais Poitevin, sur les petits canaux de la Venise Verte.
Si vous êtes des amoureux de nature, et d'activités aquatiques, c'est certainement le moyen idéal pour passer quelques jours différents.
L’hébergement se fait dans des campings sous toiles de tente, vous transportez tout votre matériel dans le canoë.
Les campings sont directement accessibles avec votre embarcation. Pas de stress de la route, vous allez vivre nature pendant la durée de votre randonnée.
Au fil de la navigation, vous remarquerez une faune et une flore sauvage très riche. Ces canaux vous mèneront au cœur des typiques petits villages, au centre du parc interrégional du Marais Poitevin. Un site unique et appelé à juste titre "La Venise Verte" par la beauté et la diversité de ses paysages mi-aquatiques mi-terriens, exempt de moustiques.
Tous les jours, vous traverserez au moins un charmant petit village vous permettant un réapprovisionnement en nourriture.
Jour 2

« Le Marais, faut connaître ! c'est pas donné à tout le monde de s'y retrouver».
Vous entendrez peut-être cette affirmation toute maraîchine en flânant le long de la Sèvre Niortaise ou au détour d'un village.
C'est vrai, difficile de se repérer seul au cœur de ce labyrinthe. Les voies d'eau se ressemblent étrangement. On pourrait croire que c'est fait exprès. Mais grâce à votre sens de l’observation et de l’orientation, aujourd’hui c’est sûr, vous serez le meilleur guide de la région ! Passée l'appréhension, on ne regrette pas l'effort fourni. Le Marais ne livre ses secrets qu'à ceux qui sauront l'apprécier ... Alors aujourd’hui on observe tous les petits coins de ce beau marais pour arriver à notre deuxième nuit d’étape.
Jour 3 
Matinée de détente durant laquelle vous pouvez continuer à visiter le Marais, ses canaux ou vous adonnez aux activités que vous désirez.
Vous revenez au point de départ en fin d’après-midi
Votre paddlepass vous donne accès à
Randonnée liberté canoë biplace dans le Marais Poitevin – Charente-Maritime
3 jours
Validité
1 an à compter de la date d'achat
pour 2 personnes
Période de pratique
Mai à septembre
Ce pass comprend
- Le prêt des équipements par binôme (canoë traditionnel, 2 bidons étanches, etc…)
- Un carnet de voyage
- Une carte IGN au 1/25 000
- Le prêt des équipements de bivouac (tente 2 places, matériel de cuisine : popote, couverts…)
- Des bons de réservation pour les nuits en camping
Ce pass ne comprend pas
- Votre sac de couchage
- Les repas
- L'assurance assistance - rapatriement facultative (nous consulter)
La rivière
Rapides maximum – cl I
Au départ, le marais poitevin était une zone recouverte par la mer et progressivement, cette dernière s'est retirée, laissant derrière elle une zone marécageuse très calme, sans rapides, autorisant une pratique en toute décontraction.
Aucune expérience de la pratique du canoë est exigée toutefois une bonne condition physique est nécessaire afin de pouvoir pagayer 2 jours et vivre en campement.
Si vous avez des contre-indications médicales, si vous suivez un traitement ou subissez quelconque problème de santé que ce soit, merci de nous en informer avant le départ du voyage.
Equipement spécifique
Fourni : matériel nautique et de bivouac (canoë, gilets, écope, bidons, tente, couverts…)
A prévoir : baskets ou chaussures allant dans l’eau, maillot et serviette de bains, casquette ou chapeau ainsi qu’une tenue complète de rechange.
Sac de couchage et matelas de sol.
Les activités
Randonnée en canoë traditionnel – 3 jours (environ 4h30 à 5h00 par jour selon votre rythme)
Conditions particulières
Savoir nager
Age minimum requis : 4 ans
Localisation
La Rochelle : 40 km (00h40)
Niort : 50 km (00h40)
A proximité
Le Marais Poitevin :
Au départ, le marais poitevin était une zone recouverte par la mer (le golfe des Pictons). Progressivement, cette dernière s'est retirée, laissant derrière elle une zone marécageuse. Des traces d'occupation pré- et protohistorique ont été identifiées sur ses anciennes rives ainsi que sur les anciennes îles aujourd'hui incluses dans les terres. A partir du VIIe siècle, de grands seigneurs féodaux ont procédé à des donations de parties du marais au bénéfice des abbayes alentours et des travaux d'aménagement ont ainsi été lancés, dans le but d'exploiter de manière plus organisée la productivité de ces milieux (cultures, élevage, saliculture, pêcheries...). Les premiers endiguements de « marais desséchés » (c’est-à-dire non inondable) ont été réalisés à cette époque, de même qu'y ont été creusés les premiers grands canaux évacuateurs, comme le canal des Cinq-Abbés, au nom évocateur. Les guerres de religion ont ensuite quelque peu arrêté le développement de cette zone.
Les travaux de dessèchement ont repris et se sont intensifiés sous Henri IV, qui, à l'issue des Guerres de religion et dans une perspective de reconstruction, accorda divers privilèges à des investisseurs huguenots originaires des Pays-Bas. Le duc de Roannez, gouverneur du Poitou à partir de 1651, cherche des financements pour mener les travaux à terme. De grands aristocrates de la Cour ne tardent pas à entrevoir les profits qui peuvent être tirés de ces dessèchements, malgré les difficultés nombreuses qu’ils rencontrent dans leur réalisation.
Napoléon 1er prend en 1808 un décret d'aménagement de la Sèvre Niortaise, pour en conforter la vocation navigable. Cette décision constitue le 1er acte d'une campagne de grands travaux qui vont, entre le début du XIXe siècle et le début du XXe siècle, donner au marais mouillé l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.
De grands travaux hydro-agricoles ont été réalisés dans les années 1960 (remembrements, création de nouveaux évacuateurs, recalibrage de canaux), puis dans les années 1980 (développement du drainage agricole par drains enterrés), dans une perspective d'assèchement généralisé et d'intensification de la production agricole, avec une spécialisation de plus en plus marquée des exploitations dans les cultures céréalières.
Toutefois, l'assèchement forcé du marais poitevin a provoqué un recul de la biodiversité, notamment pour une très grande quantité d'oiseaux (plus de 250 espèces répertoriées). Le déclassement du Parc naturel régional en 1997 a provoqué une remise en question chez tous les acteurs du lieu qui doivent œuvrer en commun pour ne pas détruire une espace naturel très particulier et fragile.